Avatar Unité de recherche TEMPORA

Programmes collaboratifs

 

Groupements d'intérêt scientifique

  • GIS ACorSo (Apparences, Corps et Sociétés)

Le GIS ACorSo, monté en 2015 et piloté par Jean-Pierre Lethuillier, place au cœur de son projet une réflexion sur la construction des identités, et sur le rôle qu’y ont tenu et y tiennent les apparences individuelles et collectives, depuis cinq siècles.

Il développe cette réflexion à partir de problématiques qui sont à la croisée de l’histoire de la culture matérielle et des techniques, du corps et du genre. Son activité est résolument pluridisciplinaire, associant notamment histoire, ethnographie, sociologie, sciences de l’art, sciences de la communication.

Il rapproche les sources en interrogeant, à côté des textes ou des images, les objets conservés dans les musées ou les collections privées, en questionnant leur matérialité. Une de ses caractéristiques fondamentales est de reposer sur une étroite collaboration entre centres de recherche universitaires et musées (nationaux, de société, d’industrie, etc.).

Le GIS met en réseau les chercheurs d’Europe, d’Amérique et des autres continents. Il est attentif à la diversité des questions sociétales qui mettent en jeu apparences et identités ainsi qu'à la diversité des méthodes et des approches.

Il dispose d'une revue en ligne, Apparence(s). Histoire et culture du paraître, dont le transfert de l'Université de Lille à Rennes 2 est actuellement à l'étude.

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  • GIS HéPoS (Hérésies, Pouvoirs et Sociétés) 

Depuis une vingtaine d’années, l’hérésie médiévale ne cesse de susciter des débats. En 1998, le volume collectif Inventer l’hérésie ?, fruit de plusieurs séminaires organisés à Nice par Monique Zerner, tombait comme un pavé dans la mare. Les chercheurs de l’« école de Nice » se proposaient de « considérer les sources dans la logique de leur production ». Cette démarche menait inévitablement à mettre en évidence les « manipulations des textes par l’institution ecclésiastique ». Dès lors, les historiens se divisent sur des questions telles que : l’hérésie a-t-elle pu être inventée par ses persécuteurs afin de se débarrasser de leurs ennemis ? Quelle est la part de construction des hérésiologues du XXe siècle ? Qu’en est-il par exemple des cathares, omniprésents dans les publications sur l’hérésie, mais très rarement mentionnés dans les sources médiévales ?
En 2017, cinq laboratoires de recherche français –  le CEMM (Centre d'Études Médiévales de Montpellier, Université de Montpellier), le CEPAM (Cultures et Environnements Préhistoire, Antiquité, Moyen-Âge (UMR 7264, Université de Nice Sophia Antipolis/CNRS), le CRHEC (Centre de Recherche en Histoire Européenne Comparée, EA 4392 – Université Paris Est-Créteil-Val de Marne), TELEMME (Temps, Espaces, Langues, Europe Médiévale – UMR 7303 – Université d’Aix-Marseille/CNRS), Tempora (EA 7468, Université de Rennes 2) – ont formé un Groupement d’Intérêt Scientifique appelé HéPoS (Hérésie, Pouvoirs, Sociétés – Antiquité, Moyen Âge et Époque moderne) afin d'étudier l’hérésie dans ses relations avec les pouvoirs et les sociétés sur la longue durée, du IIe au XVIe siècle, dans différents contextes.
Quatre médiévistes de Tempora, coordonnés par Isabelle Rosé, participent aux travaux du GIS HéPoS.

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Programmes soutenus par l'Agence Nationale de la Recherche

  • Programme ANR JCJC PANSER (PAtrimoine Naturel aux Suds : une histoire globale à Échelle Réduite)

Le projet PANSER (2018-2024), porté par Guillaume Blanc, a été retenu pour financement dans le cadre de l'appel à projet générique (AAPG) 2018 en tant que programme "jeune chercheur". Il ambitionne de contribuer à produire une histoire globale des instrumentations patrimoniales à partir de la documentation éthiopienne, en embrassant un vaste espace s’étendant de l’Afrique équatoriale à la mer de Chine. Le but est de suivre au ras du sol, tout au long du XXe siècle, les acteurs (botanistes ou forestiers, géographes ou conseillers, experts ou consultants) qui circulent d’espaces naturels en espaces naturels, au point de donner corps à une aire bio-patrimoniale afro-asiatique.

  • Programme ANR ACTEPI (Les ACtes ÉPIscopaux français du Moyen Âge : édition multimodale et exploitation)

Le projet ACTEPI (2018-2024), porté par Grégory Combalbert (Université de Caen), en partenariat avec Tempora (coordinateur : Emmanuel Grélois), a été retenu pour financement dans le cadre de l'appel à projet générique (AAPG) 2018.

 

Programmes ANR clos mais donnant toujours lieu à des travaux collectifs : 

  • Programme ANR CURR (Cultures des Révoltes et Révolutions)

Le projet CURR (juin 2013 - juin 2017), coordonné par Alain Hugon (CRHQ - Université de Caen) et dont le CERHIO [devenu Tempora] était l'un des trois partenaires institutionnels (resp. : Gauthier Aubert), a analysé l’emploi des productions culturelles, entendues comme des prises de parole contestataires médiatisées par l’écriture, l’oralité et l’image, et les moyens de leur communication au cours des révoltes. Il se donne pour terrain d’observation les mouvements politiques collectifs qui marquèrent une rupture de la norme et de l’ordre en Europe tout au long du processus de construction de l’Etat moderne, du XIVe au début du XVIIIe siècle. À Rennes, il rejoint les thématiques du groupe "En quête d'une enquête" constitué autour du "fonds Jean Nicolas" (voir infra).

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  • ​Programme ANR MARGEC (Marginalité, économie et christianisme. Le fonctionnement matériel des couvents mendiants en Europe centrale, v.1220-v.1550)

Le programme MARGEC - « Marginalité, économie et christianisme. La vie matérielle des couvents mendiants en Europe centrale (v. 1220 - v. 1550) » -, a bénéficié du soutien de l'Agence Nationale de la Recherche (projet ANR-12-BSH3-0002, 2012-2016). Coordonné par Marie-Madeleine de Cevins, il réunit une trentaine de chercheurs européens - historiens, archéologues, historiens d'art -, dont l'objectif est d'examiner le discours et surtout les pratiques économiques des couvents mendiants masculins d'Europe centrale - Bohême et Moravie, Pologne et Hongrie dans ses frontières médiévales - à la fin du Moyen Âge et au début de l'Époque moderne. Ils tentent de déterminer si, en Europe centrale comme dans des régions plus urbanisées telles que la France méridionale ou la péninsule italienne, la pauvreté volontaire a été un facteur de régulation économique et sociale par l'impulsion décisive qu'elle a donnée à la circulation des richesses, dans une perspective eschatologique.

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Autres programmes collaboratifs

  • En quête d'une enquête : Jean Nicolas et les mouvements rébellionnaires (France, 1661-1789) . 

La Bibliothèque François Lebrun abrite depuis 2015 les matériaux accumulés pendant plusieurs décennies par Jean Nicolas au moment où il préparait la publication de La rébellion française (2002). Ce « fonds Jean Nicolas » (8500 fiches) constitue une véritable mine documentaire pour étudier le travail d’enquête opéré par Jean Nicolas et ses collaborateurs et prolonger l’analyse des processus rébellionnaires dans l’Europe moderne. Le groupe (« En quête d’une enquête ») qui s’est constitué en 2015 autour de ce fonds jalonne son activité de journées d’étude et les travaux de ses membres feront l’objet, outre des articles isolés, d’une publication collective sur le thème "Dire et raconter les révoltes et les révolutions". 

Membres : Gauthier Aubert, Renan Donnerh, Brice Évain, Dominique Godineau, Philippe Hamon...