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Témoignages - Mobilité assistanat

Hélène - 2018/2019 - Taïwan

"Bonjour à tous, je suis Hélène, 25 ans, diplômée en travail social, originaire de Marseille.

Grâce au programme de France Education International et à l’université de Rennes II, j’ai eu la chance incroyable d’être assistante de langue française à l’étranger en 2018-2019.

En effet, j’ai été sélectionnée pour aider les étudiants en français à l’université Chengchi et à son lycée affilié à Taipei, durant 9 mois dans ce merveilleux pays qu’est Taïwan. J’ai rapidement pris mes marques là-bas. Les habitants de cette île sont calmes, polis, accueillants. Et par-dessus tout, ils aiment partager leur passion pour la nourriture !

Taïwan, c’est des temples dans chaque rue avec de l’encens qui brûle, des marchés de nuit, d’innombrables boutiques de boissons, des petits restaurants à la bonne franquette, des scooters par dizaines. C’est aussi des montagnes, l’océan, des sources d’eau chaude, une faune et une flore diversifiées.

Bien que je ne parlais pas couramment le chinois, je n’ai pas vécu cela comme une barrière, mais plutôt comme un challenge. Il a fallu faire des efforts, mais petit à petit, grâce notamment à l’aide de mes amis, j’ai pu rencontrer des gens formidables, échanger avec les taïwanais. Un jour, j’ai passé la journée avec un professeur retraité qui m’a fait visiter une partie du nord de l’île en scooter. Je dirai que l’envie de découvrir l’autre, sans porter de jugement, et transmettre un peu de sa culture en restant curieux de celle de l’autre, a été moteur dans ma création de liens cette année.

Mes élèves ont été studieux, créatifs et patients. Parfois endormis, parfois en retard, souvent drôles et aussi touchants. Ils ont été compréhensifs dès le premier cours :  je débutais totalement dans le domaine de l’enseignement. Je pense avoir été patiente aussi, et j’ai fait de mon mieux pour qu’ils prennent confiance en eux, qu’ils n’aient pas honte de parler devant les autres. A mon avis, j’en ai autant appris d’eux qu’eux de moi.  Certains d’entre eux sont devenus par la suite mes amis (cf photo) !

En classe, les heures passaient toujours vite. Je les ai aussi entraînés à passer leurs examens de français (DEFL B1 et B2) et j’ai été fière qu’ils réussissent !

En cours, j’avais carte blanche. J’ai donc ponctué l’année d’activités au gré de mes inspirations et de mes envies, mais aussi de celles des élèves. J’ai voulu les rendre un maximum acteurs dans leur parcours d’apprentissage et qu’ils prennent plaisir à découvrir la langue.

Ensuite, je peux dire que cette année n’aurait pas été la même sans l’équipe dynamique que l’on a formée avec les autres assistants. Nous sommes devenus très proches et nous nous sommes vus quasiment tous les week-ends, de part et d’autre de l’île, telle une petite famille. Nous avons exploré ensemble, voyagé, échangé sur nos expériences, nos doutes et nos difficultés. Ce soutien a été primordial dans cette aventure.

Ensemble, nous avons préparé le concours de la chanson francophone, la journée d’immersion avec nos étudiants dans laquelle nous avons créé un grand jeu de piste, et aussi le concours de théâtre français.

Cette année me manque déjà, le temps est passé bien vite.

Je remercie toutes les personnes qui m’ont accompagnées tout au long de l’année et Sophie du département des relations internationales de l’université de Rennes II, qui m’a aidée à partir.

A bientôt !"

 

 

Camille - 2017/2018 - USA ; Oregon ; Portland

"Je m’appelle Camille et j’ai été assistante de français aux États-Unis dans l’État de l’Oregon à Portland. Étudiante en littérature Master recherche, je me suis inscrite au CIEP dans le but de progresser en anglais et d’avoir une expérience professionnelle dans l’enseignement. 

 

J’ai commencé dans une classe de 6ème pendant un mois dans l’école primaire Le Monde French Immersion avant de poursuivre l’année en first grade, ce qui revient à un CP en France. À l’inverse de nombreux autres assistants du CIEP qui n’avaient que quelques heures, dans mon école, il fallait être présent de 8h30 à 15h du lundi au vendredi. Mais, cela ne m’a pas posé de problème car, j’ai pu créer des liens très forts avec les élèves de ma classe, tout comme avec les professeurs qui sont devenus des amis. 

 

En plus de l’expérience à l’école, j’ai dû vivre dans des familles d’accueil, dont les enfants étaient à Le Monde. C’était une deuxième expérience pour ma part. Grâce à cette immersion dans des familles américaines, j’ai eu la chance de participer à leurs traditions et coutumes, comme les fêtes de Thanksgiving ou d’Halloween. J’ai vécu dans deux familles qui m’ont chacune offert une vie familiale très différente.

 

En classe, j’ai eu la chance de travailler avec un professeur qui me laissait beaucoup de liberté. Je pouvais proposer de nombreuses activités, comme une correspondance avec une classe de CP/CE1 en France ou bien le choix d’expériences scientifiques en lien avec le programme. 

 

Tout au long de l’année, je m’occupais du groupe de lecture lorsque nous faisions du français. Enseigner ma langue natale à des enfants non-francophones m’a vraiment fait prendre conscience qu’il y avait des règles évidentes pour moi et qu’il était très difficile de leur expliquer. Comme c’était une école de français en immersion, j’avais beaucoup de matières différentes par jour. Le programme de mathématiques était un peu particulier car nous utilisions la méthode Singapour, j’avais en charge un petit groupe d’élèves qui avaient quelques difficultés et n’arrivaient pas à suivre avec le reste de la classe. C’était vraiment très intéressant de voir l’évolution de ce groupe au fil des mois. Et d’une manière générale, il y avait une différence de niveau en français impressionnante entre le début de la fin de l’année

 

L’école proposait souvent des journées à thème qui étaient très surprenantes pour moi comme Character’s day où l’on devait se déguiser en personnage de romans. Ces journées permettaient de rapprocher les membres du corps enseignant (les professeurs et les autres assistants de français) avec les élèves. De plus, grâce au lien entre les professeurs et les assistants, j’ai eu la chance de voyager avec eux pendant les vacances : en Oregon, en Californie, à Vancouver au Canada, à la Nouvelle-Orléans… C’était un peu comme une seconde famille.

 

Aujourd’hui, je prends conscience à quel point cette expérience a été enrichissante pour moi, sur le plan professionnel comme personnel. Devenir professeur de FLE est maintenant un de mes futurs projets, car je pense avoir autant appris que les élèves sur la langue française. 

Je garde en mémoire chaque moment de cette année, les bons comme les mauvais car ils m’ont tous apporté quelque chose. Je suis très heureuse d’avoir fait partie de l’aventure du CIEP. »

 

 

Jeanne - 2017/2018 - République d'Irlande

"Bonjour,

Je m’appelle Jeanne, et j’ai été assistante de français en République d’Irlande pendant l’année scolaire 2017-2018. Cette expérience sur l’île d’Émeraude a été extrêmement enrichissante, tant d’un point de vue professionnel que personnel.

L’école catholique mixte dans laquelle je travaillais s’appelait Árdscoil na Tríonóide et se trouvait dans la petite ville d’Athy, Co. Kildare. J’assistais trois professeures de français et j’avais à ma disposition une salle de classe dans laquelle je travaillais avec des petits groupes d’élèves, de la 6e à la terminale. Aller à l’école était pour moi un bonheur quotidien et la liste des moments heureux passés avec mes élèves et mes collègues est bien longue !

Transmettre. En tant qu’assistante je me suis retrouvée dans une position privilégiée car, aux yeux des élèves, je représentais un petit bout de France. Je me souviendrai toujours de leur regard curieux et de leur question des premiers jours : ‘Do you eat snails ?’ Ces quelques mois passés à enseigner le français n’ont fait que confirmer mon envie de devenir professeure.

Apprendre. Cette année d’assistanat a été une immersion culturelle incroyable qui m’a permis, non seulement de renforcer mon niveau d’anglais, mais surtout de m’ouvrir à des aspects spécifiques de la culture irlandaise. J’ai ainsi eu l’occasion d’apprendre la danse irlandaise et le gaélique, mais aussi d’être initiée aux nombreux Irishisms !

Voyager. J’ai pleinement profité de cette expérience pour partir à la découverte des plus beaux endroits de l’Irlande et de ses habitants. Au fil de mes voyages, j’ai beaucoup appris sur l’histoire du pays et j’essayais de rendre compte de toutes ces découvertes à travers des articles que je publiais sur un blog (https://words-from-ireland.bzh/).

Grandir. Vivre à l’étranger, loin de ma famille et de mes amis, a été l’occasion d’apprendre à me connaître davantage. De mieux cerner mes qualités, mes limites, mes envies. Au terme de cette expérience, j’étais plus épanouie que jamais.

Partager. Des liens forts se sont créés tout au long de l’année, que ce soit avec mes élèves, mes collègues ou mes colocataires irlandaises. Le craic qui fait battre le cœur du pays et la générosité irlandaise m’ont fait vivre des moments merveilleux, remplis d’échanges et de bienveillance.

Ma tristesse fut immense le jour du départ mais, comme l’aimait à le répéter mon professeur de gaélique : ‘It’s only a comma, not a full stop !’

J’espère que votre année d’assistanat sera aussi belle que la mienne !

Slán,

Jeanne."