Avatar Service Culturel

Ciné Tambour : programme des séances (2nd semestre)

Janvier > Avril 2019

 

 

Tous les films sont proposés en version originale.


Mercredi 16 janvier

Coquillages et crustacés

Pour cette toute première séance de l’année, le Ciné-Tambour brave le froid et se rêve en été. C’est au bord de l’eau que l’on vous invite à passer la soirée afin d’y rencontrer Ava et Shigeru, deux personnages que tout oppose et pourtant porteurs d’un même désir : la liberté. La plage est ici lieu de refuge, de découverte de soi et d’évasion. Lorsque ceux-ci se retrouvent enfermés dans une vie banale ou malheureuse, le sable et la mer agissent comme un appel à la liberté, à s’enfuir. C’est donc à travers Ava de Léa Mysius et A scene at the sea de Takeshi Kitano que vous pourrez, vous aussi, vous échapper et plonger dans leurs univers.

18h : A Scene at the Sea

Takeshi Kitano, 1991, Japon, 101 mn, DCP

20h30 : Ava

Léa Mysius, 2017, France, 105 mn, DCP
 

 


Mercredi 23 janvier

Eat my shorts !

Un vent de liberté souffle sur le Ciné-Tambour et balaie les pressions sociales. Cette double séance vous présente six personnages en quête d’une identité différente de celle imposée par la société dans laquelle ils évoluent. Rompre avec les étiquettes, se découvrir et briser les normes sociales, tels sont les enjeux des films qui vous sont proposés. La soirée s’ouvre sur Monika de Ingmar Bergman, film emblématique laissant entrevoir à la femme l’idée, ô combien choquante, d’une vie libre et assumée, loin des fours et des berceaux. La séance se terminera par le chef-d’œuvre de John Hughes, Breakfast Club, un teen movie intimiste qui vous plongera dans la dure vie de lycéens régie par la hiérarchie sociale.

18h : Monika

Ingmar Bergman, 1953, Suède, 92 mn, DCP

20h30 : The Breakfast Club

John Hughes, 1985, USA, 97 mn, DCP


Mercredi 30 janvier

« Ça » c’est vraiment toi !

On éteint la lumière et notre imagination se met en marche, sans pour autant que l’on ait une grande influence sur les événements – parfois étranges – qui adviennent. Parlons-nous ici d’un rêve ou d’une séance de cinéma ? Les deux peuvent aisément se confondre, et le cinéma semble être l’endroit idéal où retranscrire les processus conscients et inconscients qui visitent l’esprit humain. Mêler réel et irréel par un montage tortueux, laisser le cauchemar envahir son espace mental, se perdre dans les méandres des peurs enfantines et des fantasmes refoulés, voilà ce que vous propose cette séance à travers le troublant palais de glaces de Perfect Blue et le labyrinthe onirique de L’année dernière à Marienbad.

18h : Perfect Blue

Satoshi Kon, 1998, Japon, 80 mn, DCP

20h30 : L’année dernière à Marienbad

Alain Resnais, 1961, France, 94 mn, DCP

 


Mercredi 6 février

Dédales urbains

Dans le cadre du Festival Travelling, qui souhaite pour son trentième anniversaire mettre à l’honneur les « Villes-Monde », le Ciné-Tambour vous propose deux films que nous pourrions qualifier de labyrinthes urbains. Encadrés par une architecture moderne, presque vieillissante, les personnages se croisent et se cherchent, que ce soit à Taïwan dans Taipei Story, ou Hong Kong pour Chungking Express. Dans le premier, la ville semble presque étouffer la relation d’un couple, au sens large du terme. Alors que dans le film de Wong Kar-wai, des liens inscrits dans la ville vont servir de relais entre les personnages. Ces grands espaces urbanisés sont alors des décors dans lesquels des liens se tissent et se déchirent et au sein desquels les personnages tendent à se perdre au gré d’errances dans les rues dédaléennes de deux fascinantes mégapoles.

18h : Taipei Story

Edward Yang, 1985, Taiwan, 110 mn, DCP

20h30 : Chungking Express

Wong Kar-wai, 1994, Hong Kong, 97 mn, DCP. Suivi d’une table ronde avec les membres de l’émission En Attendant Godard (C-Lab) et Nicolas Thévenin, directeur de la revue d’entretiens autour du cinéma Répliques.


Mercredi 13 février

Échappées belles

Pour cette nouvelle soirée en partenariat avec les Écrans Variables, venez découvrir un cinéma à la rencontre du territoire sous ses plus vastes formes. La première partie de soirée mettra à l’honneur une série de courts métrages soulignant les singularités du paysage. Qu’ils soient documentaires ou fictionnels, ceux-ci confrontent différents points de vue ou bien le médium photographique afin de livrer au spectateur un spectre de vision aussi riche que varié sur la question territoriale. Le voyage continuera ensuite vers les terres maliennes grâce à l’incomparable Yeelen, signé Souleymane Cissé. Véritable pèlerinage spirituel, on y suit le jeune Nianankoro, destiné à traverser le Mali pour échapper aux envies meurtrières de son père. Film repère dans l’histoire du cinéma africain, Yeelen, est un renvoi direct aux voyages initiatiques peuplant notre imaginaire collectif, et une autre manière d’envisager le filmage d’un paysage, comme une échappée vers des contrées que le cinéma nous donne sans cesse à (re)découvrir d’un œil neuf.

18h : Écrans variables : Territoires, paysages

Sophie Ristelhueber. Paysages vus du train de Gilles Delavaud, 1985
Pierre de Fenoÿl, Paysages de campagnes de Didier Deleskiewicz, 1985
Gabriele Basilico. Le littoral d’Olivier Guitton, 1985
La Cabale des oursins de Luc Moullet, 1991
Le Tempestaire de Jean Epstein, 1947
Pour y rêver à mon aise de Mathilde Pin, Naïde Lancieaux et Camille Lotteau (Lycée Chateaubriand-Rennes), d'après des images et sons de Jean Fraysse, 1979-2017

20h30 : Yeelen

Souleymane Cissé, 1987, Mali, 105 mn, DCP


En raison des vacances universitaires, il n’y aura pas de séance Ciné Tambour le mercredi 20 février.


Mercredi 27 février

« On the bright side of life, Everything is fine »

Rire ou pleurer ? Lorsque l’on est rejeté dans les marges de la société et que l’on subit le monde qui nous entoure, comment ne pas sombrer dans le cynisme le plus destructeur ? Lors de cette séance autour de l’ascenseur émotionnel, deux films tenteront d’apporter une réponse, radicalement opposée. Avec David Lynch, la question de la marginalité sera traitée de manière surréaliste, la poésie devenant source d’émancipation. De l’autre côté du spectre, les Monty Python proposent une approche bien plus burlesque de l’inadaptation de leur personnage, via sa confrontation à un monde rendu absurde. Un écart auquel renvoient les deux chansons phares des films, proposant chacune une manière de se protéger face aux affres de la réalité qui nous entoure, l’une proposant de voir le monde de manière inconditionnellement joyeuse (« Always look on the bright side of life »), l’autre préconisant l’échappatoire vers le paradis, c’est-à-dire le rejet absolu d’un monde que l’on se refuse à accepter (« In heaven everything is fine »).   

18h : Eraserhead

David Lynch, 1977, USA, 89 mn, DCP

20h30 : Monty Python - La Vie de Brian

Terry Jones, 1979, Grande-Bretagne, 92 mn, 35 mm


Mercredi 6 Mars

Walk like an Egyptian

Pour la deuxième séance longue de l’année, le Ciné-Tambour vous emmène en voyage à travers le temps et l’espace. C’est en Égypte antique que nous posons bagages pour admirer la célèbre Cléopâtre, reine majestueuse incarnée par la magnifique Elizabeth Taylor, aux côtés de Marc Antoine et Jules César (Richard Burton et Rex Harrison). Prenez place et laissez cette fresque titanesque – l’un des films les plus coûteux de l’histoire du cinéma, ayant quasiment provoqué la faillite du studio Fox à l’époque – vous en mettre plein la vue grâce à ses décors colossaux et ses costumes extravagants (dont une emblématique robe entièrement recouverte d’or). Une œuvre qui caractérise à elle seule le Hollywood grandiloquent et démesuré des années 1960 !

18h : Cléopâtre

Joseph L. Mankiewicz, 1963, Etats-Unis, 252 mn, DCP


Mercredi 13 Mars

Un printemps en rouge et blanc

Au cours de cette séance en partenariat avec l'association « Un printemps en Asie » qui promeut le cinéma asiatique, nous vous emmenons d'abord au Viêt Nam. Un journaliste japonais y vient pour enquêter sur les « Zones Economiques Nouvelles », ouvertes par le gouvernement après la fin de la guerre. Nous voguons ensuite vers Manille, la capitale surpeuplée des Philippines, avec le mystérieux Julio. Dans un film comme dans l'autre, les images, parfaitement équilibrées, nous font voyager comme dans un rêve. Mais au fur et à mesure que les héros s'enfoncent en territoire inconnu, ils révèlent le dessous des apparences et le rêve se transforme en cauchemar. Des enfants qui dorment au soleil, la richesse et la modernité d'une ville, peuvent cacher un précipice qui se creuse entre des riches, des colonisateurs, des hommes de pouvoir, et les exclus d'un système dans lequel la valeur d'une personne s'établit au regard de son compte en banque…

18h : Boat People

Ann Hui, 1982, Hong Kong, 111 mn, Pro Res

20h30 : Manille

Lino Brocka, 1975, Philippines, 126 mn, DCP


Mercredi 20 Mars

Les Vies d’une ville

Pour cette séance s’inscrivant dans le programme des « Rencontres d’histoire » des Champs Libres, le Ciné-Tambour s'associe à l'exposition du musée de Bretagne intitulée « Rennes, les vies d'une ville » qui se questionne sur la création et l'évolution des espaces urbains depuis sa fondation (vers 10 av. J.C.) jusqu’aux années 2000. En convoquant le regard du cinéma contemporain sur ce sujet, nous nous pencherons sur les façons dont la circulation des individus dans une ville forge cette dernière, ou inversement comment une ville peut imposer certaines habitudes de circulation et  influer sur ses habitants ou ses visiteurs. Au programme, Ten d'Abbas Kiarostami et Collateral de Michael Mann, deux films où l'on suit des personnages toujours en mouvement, dans le quotidien de Téhéran ou dans l'anonymat des nuits de Los Angeles, pour des parcours aussi bien physiques que psychologiques.

18h : Ten

Abbas Kiarostami, 2002, Iran, 94 mn, 35 mm

20h30 : Collateral

Michael Mann, 2004, Etats-Unis, 120 mn, 35 mm


Mercredi 27 Mars

Do you remember ?

En partenariat avec le festival K-Barré, le Ciné-Tambour vous propose une soirée sur le thème de la mémoire qui vous fera voyager à travers les époques et le monde. En première partie de soirée, (re)plongez dans le cinéma des premiers temps à travers une expérience unique : durant ces cinq films français des années 1900, nous vous invitons à vivre cette séance comme à l’époque en discutant avec vos amis, en réagissant et en vous amusant, bonimenteurs et pianistes à l’appui! En deuxième partie de soirée, direction l’Inde britannique avec la projection d’India Song, film de Marguerite Duras qui vous plongera dans les souvenirs d’Anne-Marie Stretter, épouse de l’ambassadeur de France dans les années 1930.

18h : Séance « Cinéma des premiers temps »

Le Royaume des fées, Georges Méliès (1903, France, 17 mn, DVD)

Le Cauchemar du Fantoche, Émile Cohl (1908, France, 6 mn, DVD)

La Naissance, la vie et la mort du Christ, Alice Guy (1906, France, 34 mn, DVD)

Les Victimes de l’alcoolisme, Ferdinand Zecca (1902, France, 6 mn, DVD)

La Course aux potirons, Roméo Bosetti (1908, France, 6 mn, DVD)

Séance accompagnée d’un pianiste et de bonimenteurs.

20h30 : India Song

Marguerite Duras, 1975, France, 120 mn, DCP

Double séance gratuite sur réservation auprès de l’association K-Barré, au point info (bâtiment Érève), à partir du lundi 25 mars.


Mercredi 3 Avril

Vers l’infini et au-delà !

Alors que ce n'était encore qu'un rêve pour les scientifiques, les cinéastes du début du XXe siècle en ont fait une réalité. Pour ce nouveau partenariat avec les Écrans Variables, le Ciné-Tambour vous embarque pour un voyage dans l'espace. En première partie de soirée, direction la lune: du cinéma des premiers temps à l'aube des années 1930, les réalisateurs tentent eux aussi d'envoyer des Hommes sur notre satellite qu'ils imaginent comme un nouveau monde fantastique. Du classique Voyage dans la Lune de Méliès à Moonland de McGuire et O'Connor, nous assistons à une première conquête visuelle de l'espace. Plusieurs décennies plus tard, après que la NASA rapporte de véritables images de la lune, des artistes vont les utiliser pour leurs expérimentations  cinématographiques, comme le montrent les films de Schmücking  et Kriwet. Pour la seconde partie de soirée, un bref arrêt – que certains ont pu qualifier de documentaire – dans le Moscou de 1924 avec Aelita puis décollage pour Mars pour découvrir une société se trouvant à la veille d'une révolution.

18h : Écrans Variables : Moon is the oldest TV

Le Voyage dans la Lune de Georges Melies, 1902, France, 15 mn

Rêve dans la Lune de Gaston Velle et Ferdinand Zecca, 1905, France, 7 mn

Moonland de Neil McGuire, Willam A. O'Connor, 1923-1929, USA, 13 mn

30 MILES NORTH OF EDMONTON - JULY 16TH, 1969 de Tobias Schmücking, Allemagne, 2003, 7 mn

Appolovision de Ferdinand Kriwet, Allemagne, 1969, 13 mn

20h30 : Aelita

Yakov Protazanov, 1924, URSS, 113 mn, 35mm


Mercredi 10 avril

…Finir par l’inachevé

Une œuvre peut-elle être achevée ?  Si de nombreux films amateurs ne seront jamais aboutis, qu’en est-il des films professionnels et comment aborder un film qui n’est pas ou n’a pas pu être terminé ? Rares sont en effet les films inachevés pouvant être diffusables et pour cette soirée exceptionnelle nous vous proposons donc de découvrir un cinéma souvent méconnu du grand public, avec deux films que l’on peut considérer comme « inachevés ». De manière volontaire avec Carnet de notes pour une Orestie africaine de Pier Paolo Pasoloni, le cinéaste évoquant le processus de création d’un film, d’un futur qui n’est pas encore réalisé. Puis la séance se poursuivra avec le documentaire de Serge Bromberg, L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot, autour d’un film qui n’a pu finir d’être tourné, nous rappelant que certaines choses nous échappent, la nature humaine l’emportant parfois sur la volonté de création. Nous vous invitons donc à finir votre année en beauté avant de partir vers de nouveaux horizons...

18h : Carnet de notes pour une Orestie africaine

Pier Paolo Pasolini, 1970, Italie, 65 mn, 35 mm

20h30 : L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot

Serge Bromberg, 2009, France, 94 mn, DCP