Avatar Département d'Arts du spectacle

Ciné Tambour : programme des séances (1er semestre)

 

Septembre > Décembre 2022

 

[Programmation sous réserve de modifications]

Tous les films sont proposés en VOSTF.

 


Mercredi 14 septembre

Révisez vos classiques !

Pour la soirée d’ouverture de la saison 2022-2023, le ciné Tambour vous convie à une petite session de révision de deux classiques de l’histoire du cinéma ! À 18h, dans Les Choses de la vie, premier opus d’une suite de films majeurs réalisés par un cinéaste trop souvent oublié, Claude Sautet, et scénarisé par Jean-Loup Dabadie, nous aurons le plaisir de retrouver deux grands acteurs du cinéma européen, Romy Schneider et Michel Piccoli. À 20h30, ne manquez pas le chef d’œuvre virtuose du cinéaste allemand Friedrich Wilhelm Murnau, L’Aurore, réalisé pour la Fox à Hollywood en 1927 ; comme il se doit de tout film de la période « muette », il sera accompagné par la musique live de Satsuki Hoshino.

18h : Les Choses de la vie

(Claude Sautet, 1970, France, 89 min., DCP)

20h30 : Ciné-concert L’Aurore

(Friedrich W. Murnau, 1927, États-Unis, 95 min., DCP, avec Satsuki Hoshino au piano)

 


Mercredi 21 septembre

Écrans variables 1 : Vers l’infini et ici-bas !

La science-fiction est à l'honneur avec un voyage aller-retour de l'espace à la Terre. Aller : un film de science-fiction tchèque, production ambitieuse et spectaculaire de cette grande cinématographie de l’Est et de ses studios Barrandov, en plein contexte de Guerre Froide et de conquête de l’Espace. Scénario, décors, costumes, effets spéciaux : les meilleurs artistes tchèques de l’époque collaborent à la réalisation de ce film rare sur les écrans ! Grand prix du Festival de Trieste ex-aequo avec La Jetée de Chris Marker, le film rencontre un grand succès à l’Ouest et constitue sans nul doute une influence majeure sur le cinéma de science-fiction à venir. Retour : un classique du genre, adapté d’un roman-feuilleton réadapté et imité un bon nombre de fois dans l’histoire du cinéma ! Sans budget, Don Siegel manie avec brio ses effets économes, pour un film finalement sombre et angoissant, dont il n’est pas si sûr qu'il constitue une métaphore du communisme (Guerre Froide et fin du maccarthysme obligent)... sinon un regard extrêmement critique et pessimiste sur l’Amérique de son temps? Bon voyage vers l’infini, et ici-bas !

En partenariat avec Court Métrange et les Écrans Variables

18h : Ikarie XB 1

(Jindřich Polák, 1963, République Tchèque, 88 min., DCP)

20h30 : Invasion of the Body Snatchers

(Don Siegel, 1955, États-Unis, 80 min., DCP)

 


Mercredi 28 septembre

Zéro de conduite !

Sortez vos cahiers et vos trousses ! Bienvenue au Ciné-Tambour pour une soirée placée sous le signe de l’école avec deux films, deux adaptations de romans célèbres, tant joyeux que dramatiques. Pour commencer, le cinéaste Christian-Jaque livre avec Les Disparus de Saint-Agil un film tout en étrangeté et en rires. Au milieu d’Erich von Stroheim et de Michel Simon, les Chiches Capons enquêteront avec vous sur les mystérieuses disparitions de ce collège. Le scénario co-écrit par Jacques Prévert vous enivrera, sans aucun doute, dans cette France au sortir de la Première Guerre mondiale. S’en suit le film culte de Brian de Palma, Carrie, adaptation d’un roman de Stephen King, qui quitte les yeux naïfs et joyeux d’enfants pour ceux des angoisses de l’adolescence et de la découverte de la sexualité. De Palma, fidèle à lui-même, associe voyeurisme, manipulation et sexualité ; une grande musique de Pino Donaggio et une réflexion profonde sur les images et les représentations de son temps, et transmet une fois de plus à nos yeux des séquences inoubliables.

18h : Les Disparus de Saint-Agil

(Christian-Jaque, 1938, France, 100 min., DCP)

20h30 : Carrie

(Brian De Palma, 1976, États-Unis, 98 min., 35 mm)

 


Mercredi 05 octobre

A bientôt, j'espère

Ce soir au ciné-Tambour, on prend le temps : temps de l’histoire, temps de la mémoire, temps de la réflexion, dirait Chris Marker lui-même, celui nécessaire pour saisir quelque chose de l’infini complexité des « modulations et métamorphoses du thème révolutionnaire dans le monde actuel », celui des années 1970 (C. Marker). Et le temps de l’image : Le fond de l’air est rouge est une grande fresque de 3h (4h à l’origine) cherchant à faire l’inventaire de 10 années de luttes politiques à travers le monde par un recyclage des images. Le cinéaste entendait d’abord faire un « bon usage des épluchures », de toutes ces chutes, ces coupures, ces doubles, ces regrets et ces remords qui jalonnent l’histoire du cinéma et en font un gigantesque iceberg, où l’invisible est la part dominante. Il mobilise finalement des archives visuelles et sonores extrêmement diverses, et invente un montage virtuose (souvent retravaillé jusqu’en 2008) pour les faire dialoguer entre elles dans une polyphonie dont il revient au spectateur de s’emparer : prenez le pouvoir !

18h : Le Fond de l'air est rouge

(Chris Marker, 1977, France, 181 min., DCP)

 


Mercredi 12 octobre

Séance fission

« Nucléaire » : ce terme sonne à nos oreilles aussi bien comme une expérience tangible qui relève des lois de la physique qu’il se fait l’écho une menace latente, d’une actualité brûlante. Une complexité que l’on peut retrouver dans la programmation de ce soir : la première partie de la séance est une véritable expérience plastique. S’ils abordent frontalement le thème dans leurs « narrations », c’est aussi largement en passant par des expériences visuelles et auditives singulières que les deux courts-métrages évoquent la question nucléaire. La bombe et ses effets deviennent objets plastiques et pénètrent la création artistique. Dans une approche documentaire plus classique, Félix et Nicole Le Garrec proposent quant à eux dans leur long-métrage un témoignage du soulèvement humain contre la menace nucléaire dans un Finistère des années 1980. Trois façons d’envisager la question, qui interrogent et viennent nourrir notre réflexion grâce à des modalités cinématographiques éclectiques.

En partenariat avec la Galerie Art&Essai 

18h : Crossroads 

(Bruce Conner, 1976, États-Unis, 36 min., DCP)

La Jetée

(Chris Marker, 1962, France, 26 min., DCP)

20h30 : Plogoff, des pierres contre des fusils

(Félix et Nicole Le Garrec, 1980, France, 110 min., DCP)

 


Mercredi 19 octobre

Écrans variables 2 : Civilisation(s)

Le Ciné-Tambour se fait ce soir collapsologue pour nous rappeler que notre civilisation est, comme toutes celles qui l’ont précédée, condamnée à s’effondrer. Pour s’y préparer, Jean-Daniel Pollet et George Miller nous convient à deux voyages dans les ruines de sociétés qui, un jour sans doute, se sont pensées éternelles. Avec Méditerranée en 1963 puis L’Ordre dix ans plus tard, le premier signe deux magistraux essais cinématographiques questionnant la place de l’être humain dans le monde, attentif aux traces qu’il y laisse, mais aussi à celles qu’il tente d’effacer en abandonnant à leur sort certains de ses congénères. En renouant après trois décennies d’attente avec sa célèbre saga post-apocalyptique, le second fait quant à lui s’affronter quelques survivants le temps d’une course-poursuite de deux heures dans les étendues désertiques d’une planète asséchée. Tous deux travaillés par le motif de la répétition, les deux cinéastes nous font dès lors comprendre à leur façon que la fin d’un cycle pour l’humanité n’est peut-être pas loin…

En partenariat avec les Écrans variables.

18h : Méditerranée

(Jean-Daniel Pollet, 1963, France, 44 min., DCP)

L’Ordre

(Jean-Daniel Pollet, 1974, France, 42 min., DCP)

20h30 : Mad Max : Fury Road

(George Miller, 2015, États-Unis, 120 min., DCP)

 


Mercredi 26 octobre

Sortez les griffes !

Le Ciné-Tambour vous invite à prendre garde aux égratignures pour cette soirée fantastique dédiée à la métamorphose. Fruit de cinq années d’élaboration et finalement récompensé en 2006 de l’Oscar du meilleur film d’animation, Wallace et Gromit : Le Mystère du lapin-garou confronte nos célèbres héros éponymes à des lapins dévorant les cultures du quartier. Afin de contenir cette invasion, les deux compères vont concevoir une machine mais l'expérience ne se passera pas comme prévu... En résulte un film époustouflant, drôle et attachant, truffé de références aux films de monstres tels que Frankenstein ou Le Loup-garou de Londres ! Attention, dès lors, au grand lapin-garou, qui n'hésitera pas à laisser parler sa voracité… Préparez-vous ensuite à retourner à Gotham City avec Batman, Le Défi, au ton beaucoup plus grave que le premier opus consacré par Tim Burton au chevalier noir. Le « Batman » y est cette fois confronté à la d'abord timide Selina Kyle, bientôt métamorphosée en femme-chat surnommée Catwoman, et à l'ascension du Pingouin, « freaks » abandonné lorsqu'il était bébé et vivant désormais dans les égouts. Les protagonistes de ce soir n'hésiteront ainsi pas à sortir leurs griffes… alors, apprêtez-vous à tout ramasser, il va y avoir du désordre !

18h : Wallace et Gromit : le Mystère du lapin-garou

(Nick Park, Steve Box, 2005, États-Unis et Royaume-Uni, 85 min., DCP)

20h30 : Batman, le défi

(Tim Burton, 1992, États-Unis, 126 min., DCP)

 


Mercredi 09 novembre

Portrait(s)

En partenariat avec Comptoir du doc pour le Mois du Doc.

Pour cette séance en partenariat avec le Comptoir du Doc, nous vous invitons à rencontrer deux profils singuliers. Le premier, documentaire, Soy Libre, projeté en présence de la réalisatrice Laure Portier et suivi d'un échange avec le public, portraiture Arnaud, son petit frère laissé pour compte de l’État et de sa famille, poussé à quitter la France à la recherche de sa liberté. Le second portrait est celui présenté dans Simone Barbès ou la vertu, premier film de Marie-Claude Treilhou. Nous y suivons Simone, ouvreuse de cinéma porno, dans plusieurs lieux où les gens se rendent peu, au cours d'une nuit magique et mélancolique. Au travers de ces deux films, partez à la découverte de deux individualités, fictives ou non, marginales mais pas moins intéressantes, touchantes même si elles s’en défendent.

18h : Soy Libre

(Laure Portier, 2021, France, 78 min., DCP), en présence de la réalisatrice

20h30 : Simone Barbès ou la vertu

(Marie-Claude Treilhou, 1980, France, 74 min., DCP)

 


Mercredi 16 novembre

L’école du rire 

En partenariat avec le colloque « Molière et les acteurs comiques »

Le Ciné-Tambour se propose de visiter l’un des registres comiques par lesquels se manifeste le rire au cinéma : le burlesque et son héritage. Place à la culture du slapstick et des gags saugrenus ! Dans son premier long-métrage en tant que (co)réalisateur, Buster Keaton déploie, sous la forme de trois récits entremêlés, une fable aux accents parodiques véhiculant une vision intemporelle de l’amour. Blake Edwards, de son côté, combine son génie comique avec celui de son acteur fétiche Peter Sellers, pour livrer une critique caustique d’Hollywood à travers le récit d’un acteur indien peinant à percer. D’une certaine façon, les deux films témoignent d’une vision quasi bergsonienne du rire comme « brimade sociale » tant leur protagoniste respectif semble décalé et inadapté au sein du mécanisme des sociétés présentés. En cela, le gag y transparaît comme geste politique et poétique.

18h : Les Trois Âges

(Edward Cline, Buster Keaton, 1923, États-Unis, 55 min., DCP)

20h30 : The Party

(Blake Edwards, 1968, États-Unis, 80 min., DCP)

 


Mercredi 23 novembre

Odyssée(s)

D’un enfant désireux de rendre son cahier à un camarade de classe, à un homme d’âge mûr à l’éclatant sourire rentrant chez lui de piscine en piscine, venez suivre ce mercredi soir au Ciné-Tambour les quêtes hasardeuses des protagonistes d’Où est la maison de mon ami ? et The Swimmer. Qu’ils se déplacent à pied ou à la nage, leur seul objectif ne cessera d’être repoussé, tandis que le portrait du monde qui les entoure se dessine petit à petit à travers ceux qu’ils rencontrent sur leur route. Un monde dont ils s’évadent pourtant en permanence, en prenant la fuite par des esthétiques singulières qui leur permettent de substituer leur imaginaire de rêverie à ce monde d’apparence inhospitalière. En somme, des voyages physiques comme autant d’excursions mentales auxquelles vous êtes également convié(e)s.

En partenariat avec le Festival Transversales

18h : Où est la maison de mon ami ?

(Abbas Kiarostami, 1987, Iran, 83 min., DCP)

20h30 : The Swimmer

(Franck Perry, 1968, États-Unis, 95 min., 35 mm)

 


Mercredi 30 novembre

E/B

Pour cette séance en partenariat avec les 3 Continents, le Ciné-Tambour vous invite à voyager entre deux des continents du festival nantais : l’Afrique et l’Amérique Latine. Tout d'abord, nous irons voir du côté de l’Éthiopie avec Lamb, premier long-métrage de son réalisateur Yared Zaleke, dans lequel, comme son titre l’indique, nous suivons le destin d’un mouton, Chuni, et de son propriétaire Ephraïm, un jeune garçon qui devra se battre pour garder l’animal en vie. Puis, nous partirons en direction du Brésil et plus précisément en direction de Recife, capitale de l’état du Pernambouc, où une société de sécurité vient s’installer dans un petit quartier de la ville et change brusquement le quotidien de ses habitants qui sont maintenant plongés dans un état d’anxiété permanent. Alors, préparez-vous à mettre les voiles pour ce voyage à travers le globe.

En partenariat avec le Festival des Trois Continents

18h : Lamb

(Yared Zeleke, 2015, France, Allemagne, Ethiopie, Norvège, 94 min., DCP)

20h30 : Les Bruits de Recife

(Kleber Mendonça Filho, 2012, Brésil, 131 min., DCP)

 


Mercredi 07 décembre

La société du spectacle !

En partenariat avec le cinéma l’Arvor.

Ce soir, le Ciné-Tambour vous propose, en partenariat avec le cinéma Arvor, de voyager dans le temps et de goûter au kitsch et à la démesure des années 1970... Derrière le faste clinquant, les décors grandioses, les costumes kaléidoscopiques ou encore la musique électronique qui façonnent la décennie disco, un certain tragique se joue. La fatalité est de fait au cœur d’All That Jazz dont le personnage principal, double fictif de son réalisateur Bob Fosse, tente, épuisé par de multiples addictions, de mettre en scène un ultime chef-d’œuvre dans lequel les corps de jeunes danseurs tourbillonnent de désir et de vie. Quant au héros déchu de Phantom of the Paradise, il s’agira pour lui de retrouver une force créatrice afin de continuer à vivre après un terrible accident qui l’a défiguré en le privant également de sa voix. Que le spectacle continue, oui, mais à quel prix ?

Attention : cette séance hors les murs aura lieu au cinéma l’Arvor (un tarif exceptionnel s'applique)

18h : All That Jazz

(Bob Fosse, 1979, États-Unis, 123 min., DCP)

20h30 : Phantom of the Paradise

(Brian De Palma, 1974, États-Unis, 90 min., DCP)