Trois questions à Sarah Dessaint, nouvelle chargée de projet mission égalité

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Sarah Dessaint a pris ses fonctions de chargée de projet mission égalité le 15 avril 2021, en soutien de Christine Rivalan Guégo, responsable de la mission égalité. À temps pour pouvoir coordonner l’enquête sur les discriminations déployée depuis le 10 mai auprès des personnels de l’Université Rennes 2.

Elle est l’interlocutrice des deux enseignantes-chercheuses qui pilotent l’étude ACADISCRI, Géraldine Bozec à l’Université Côte d’Azur et Marguerite Cognet à l’Université Paris-Diderot. Avec le service communication, le cabinet, Philippe Blanchet, le référent scientifique et Christine Rivalan Guégo, la vice-présidente chargée de l’égalité, Sarah Dessaint suit le bon déroulement de l’enquête. Elle participe aux points d’étape hebdomadaires afin d’identifier les besoins de relance et d'organiser des communications ciblées vers les catégories de personnels qui répondent moins. 

Quels sont les objectifs de l’enquête nationale ACADISCRI ?

Sarah Dessaint ACADISCRI a pour objectif de produire des statistiques et donc d’objectiver toutes les formes de discriminations vécues par les personnels, qu’il s’agisse de classisme, de racisme, d’homophobie, etc. On sait qu’en matière de prévention et de lutte, il faut avoir des données fiables. Il y a beaucoup d’enquêtes et d’actions qui sont menées dans les universités sur des sujets comme l’égalité, mais sur les discriminations, c’est encore assez rare. Nous avons besoin de statistiques pour réfléchir à des dispositifs qui soient au plus proche des problèmes identifiés. L’Université Rennes 2 fait partie d’un ensemble d’universités qui ont répondu favorablement à la demande d’ACADISCRI, grande enquête nationale portée par l’université Paris Nanterre, par l’université Côte d’Azur, par la coopérative de recherches sociologiques (CRISIS) et soutenue par le Défenseur des droits. C’est la deuxième université à mener cette enquête auprès des personnels, après Paris-Nanterre. 

Pourquoi est-il important que tous les personnels répondent à l’enquête ?

S. D.  Cela va nous permettre d’avoir des données les plus fines possibles. L’hypothèse formulée est que les discriminations ne s’exercent pas de la même manière selon la catégorie et le type d’emploi occupé. Nous n’aurions qu’une vision très imparfaite des discriminations à l'œuvre dans notre établissement si seule une catégorie de personnels répondait. Quand on travaille dans les services centraux, dans une UFR, quand on est enseignant-chercheur ou agent·e dans un service BIATSS, les enjeux ne sont pas les mêmes, les interlocuteur·rice·s non plus. L’Université Rennes 2 veut avancer sur le sujet en prévenant les discriminations. On ne peut pas mettre en place une politique de lutte contre les discriminations sans indicateurs fiables. Les problèmes que peuvent rencontrer certains collègues ou étudiant·e·s ne se résoudront pas s’ils ne sont pas identifiés. Cette enquête est l’occasion de faire connaître les difficultés, dans un cadre juridique et scientifique qui garantit l’anonymat. La mise en place de cette enquête traduit l’engagement de l’établissement dans la lutte contre les discriminations et l’enquête fera certainement remonter des informations négatives. J’encourage donc les collègues à accompagner cette démarche par leurs réponses.

L’enquête ACADISCRI a été validée par le comité d’éthique de l’Inserm. Que cela signifie-t-il ?

S. D. L'enquête a été validée non seulement par l’Inserm, mais aussi par la CNIL pour le règlement général de la protection des données (RGPD). Il peut y avoir une inquiétude à répondre au questionnaire parce que nous le recevons sur notre adresse personnelle et les questions posées sont très intimes, sur des sujets qui ne sont pas évidents à partager. Je veux rassurer les personnels : le lien vers l’enquête arrive dans les boîtes mail pour toucher toute la communauté, mais le fichier d’adresses est décorrélé du fichier des réponses. Il n’y a pas moyen de savoir qui a répondu quoi. Ce fichier d’adresses sera détruit à la fin de l’enquête et l'équipe scientifique est bien sûr tenue au secret. 

 

Pour garantir le succès de l'enquête ACADISCRI, il est important que tous les personnels, enseignant·e·s-chercheur·e·s et BIATSS, hommes et femmes, y participent. Les premiers résultats montrent une bonne participation, mais les enseignant·e·s-chercheur·e·s, notamment en sciences humaines et sociales, sont moins nombreux·ses à répondre et ne terminent souvent pas le questionnaire.
Les questionnaires incomplets sont inexploitables, il est donc essentiel d'aller jusqu'au bout de la démarche. Vous avez la possibilité de sauvegarder vos réponses si vous devez remplir l'enquête en plusieurs fois : pour cela, cliquez sur "Finir plus tard" puis suivez la procédure en saisissant votre adresse mail pour recevoir le lien secret qui vous permettra de retrouver vos réponses.

 

Informations pratiques

Géraldine Bozec (Université Côte d'Azur) explique les enjeux de l'enquête ACADISCRI et pourquoi il est essentiel que toute la communauté Rennes 2 réponde à l'enquête : regarder la vidéo

Contact

Chargée de projet Mission égalité
sarah.dessaint [at] univ-rennes2.fr