Avatar Unité de recherche ERIMIT

Journée du samedi 26/11


Atelier 1 – L’approche par le signifiant à l’épreuve de la DisCorpsDe (1h30)

La journée s’ouvrira par un atelier introductif né d’un besoin et d’une demande des doctorants ERILIIS. Les participants (en particulier doctorants) sont invités à venir avec une liste des questions et des remarques théoriques et méthodologiques qui leur ont été faites au sujet de notre démarche commune par le signifiant (notamment en ce qui concerne le décorticage submorphémique de ce dernier) au cours des diverses rencontres scientifiques auxquelles ils ont participé – séances ERILIIS précédentes, colloques, ateliers, etc. Nous commencerons par en faire un inventaire objectif et raisonné. Il s’agira ensuite tout à la fois, avec l’appui des chercheurs confirmés invités, de réfléchir :

  • à la manière de faciliter les dialogues avec d’autres approches théoriques à partir des questions posées, avec pour principal souci de dépasser la simple invocation d’un « acte de foi » (on y croit ou on n’y croit pas), et en considérant les principaux points permettant la discussion tout comme les éventuelles précautions scientifiques à prendre ;
  • dans une perspective collective à plus long terme, à la manière de travailler et consolider nos méthodes de travail à partir de ces remarques.

Certains débats pourront ainsi se poursuivre au cours des deux tables rondes suivantes.

 

 

Atelier 2 – MotivationS submorphémiqueS et signifiant ‘en action’ (2h)

Si on a beaucoup insisté lors de rencontres précédentes sur le rôle de la submorphémie dans la structuration des opérateurs (pourrait-on dire) « en langue », on pourra ici s’intéresser à son rôle en action.

  • On se demandera notamment de quelle manière et selon quels mécanismes ou phénomènes des saillances submorphémiques sont actualisées « en discours » – en particulier, par contraste avec d’autres qui ne le sont pas ; on y réfléchira en observant par exemple le protocole de calcul, à partir d’énoncés, des coefficiences saillancielles des diverses saillances attachées à un même signifiant ; on pourra partir d’exemples apportés par Michaël Grégoire et d’autres que les participants sont invités à soumettre.
  • On pourra s’intéresser aux modifications phonétiques du signifiant intervenant dans la chaîne parlée, de manière à questionner leur statut relativement aux amorçages submorphémiques : considérera-t-on leur possible incidence sur ces amorçages, ou les considérera-t-on comme des altérations accidentelles d’un parangon abstrait qui serait le seul pris en compte ?
  • On pourra de même réfléchir à la manière de formuler la contribution des marqueurs submorphémiques à la construction du sens dans les interactions (tous les modèles théoriques submorphémiques n’adoptant pas le même type de formuation) : abstraction très générale, contribution dynamique de type opératoire ?

 

Atelier 3 – ÉMotivation par le signifiant : langue, parole et socialité (2h)

On considérera cette fois parole & signifiant ‘en action’ dans la mesure où la coporéité et l’engagement corporel – dont le signifiant, en tant qu’unité de comportement vocale et motrice, est l’une des modalités – constituent l’interface par laquelle un sujet s’engage dans une socialité, qui le constitue tout autant qu’il participe à son émergence et à ses effets émergents :

  • On réfléchira au rôle du signifiant dans cette dynamique, notamment à partir de réflexions de Didier Bottineau prenant l’exemple de quelques faits d’actualités récents et de leur impact social, révélant la façon dont le signifiant a pu jouer en tant qu’interface énactive co-déterminant (souvent par sa forme même) la répresentation de l’objet et le regard du sujet qui le conçoit, et parfois jusqu’à la construction du sujet lui-même ;
  • Chacun pourra alors réfléchir à la façon dont ses propres objets de recherches peuvent être, sans doute non pas tant motivés de l’extérieur, mais éMotivés et éMotivants socialement ;
  • De cette manière, parce qu’une linguistique énactive n’est pas nécessairement une linguistique « du signifiant » et vice-versa, ce dernier atelier permettra de clarifier la contribution des linguistiques du signifiant à sensibilité énactivisante au paradigme de l’énaction, et la façon dont ces mêmes linguistiques du signifiant évoluent en s’y intégrant.

 

Temps de réunion – Projets 2017-2018 (1h)

Dernier temps de la journée consacré aux projets 2017-2018 pour ERILIIS, où pourront être proposés des projets de journées ou d’invitations. On fera de même un point sur la préparation de la publication ERILIIS.