Deuxième journée labo junior ERILIIS. "CorpsÉler kinesthésie & linguistique"

30 septembre 2015
Colloque / journée d'étude

« [We] are not talking about an ‘encoding’ into a public record but of an ‘embodiement’ that incarnates and shapes what we experience » (Varela, 1998, p. 35).

 

La deuxième journée du laboratoire junior ERILIIS aura lieu à l’Université Rennes 2 le mercredi 30 septembre 2015. Elle accueillera Michaël Grégoire et Aurélie Barnabé (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand) ainsi qu’Astrid Schenk (ERILIIS / ERIMIT – Université Rennes 2) et invitera à réfléchir aux rapports entre kinesthésie et linguistique, notamment dans la perspective de l’enaction (F. Varela et al., D. Bottineau).

En effet, la prise en compte de l’expérience de l’acte de langage – point de convergence central du labo junior ERILIIS, cf. ci-dessus – suppose entre autres de s’intéresser à l’engagement corporel, le corps n’étant plus tenu comme un instrument ou un réceptacle passif mais comme moteur impliqué de manière constitutive, à travers l’activité sensori-motrice, dans tout processus cognitif – de l’émergence de faits de connaissance aux actes de conceptualisation et de conscience.

Cette nouvelle journée se fixe ainsi pour objectifs :

 

  • Etablissant une continuité avec la 1ère journée, de rappeler les fondements de l’enaction qui y avaient été introduits par D. Bottineau, en se concentrant sur l'importance de la corporéité : à la fois de manière générale (modélisation par la théorie autopoïétique de la rencontre, l’interaction incarnée et la co-détermination entre un système vivant et l’environnement dans lequel il évolue) et en tant que fondement de recherches en linguistiques enactives ;
  • D’explorer la façon dont les travaux des chercheurs invités s’y inscrivent. Respectivement, par le signifiant et via le protocole méthodologique de la TSS (Théorie de la Saillance Submorphologique, M. Grégoire), dans l’observation de la sollicitation de caractéristiques articulatoires saillantes dans les signifiants et dans l’étude de l’auto-(ré)génération du lexique par l’expérience et l’usage qu’en font les sujets ; et dans les structures signifiées, par l’exploration de la notion langagière de trajectoire, interrogée sur le plan phénoménologique et dans les attributs linguistiques qui lui donnent corps (A. Barnabé) ;
  • Dans l’après-midi, de réfléchir à la façon dont cette approche peut s’appliquer aux travaux en cours des doctorants. Par exemple, Astrid Schenk exposera ses réflexions sur l’identification de saillances dans les signifiants quizá(s) et tal vez. Suivra un temps d’échange plus informel, sous forme de table ronde. 

 

Les invités annonceront aussi le colloque “Enaction et langage” qui sera organisé à l’Université de Clermont-Ferrand du 1er au 3 juin 2016 par Didier Bottineau (CNRS / LDI), Michaël Grégoire (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand), Aurélie Barnabé (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand) et Norbert Maïonchi-Pino (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand).

 

Affiche et programme 

Résumé de Michaël Grégoire 

Résumé d'Aurélie Barnabé 

 

Informations pratiques
Campus de Villejean (Rennes)

Salle des thèses

30 septembre 2015

9h30 - 16h30 

Contact

marine.poirier [at] uhb.fr